"La Casa de Santa Fe en Paris" 
Association culturelle à but non lucratif (loi 1901)  présente
Vendredi 18 janvier 2013 à 21h :
Maison de l' Amérique Latine
217 Bd St GermainParis 7è métro Solférino
"L' Argentine en Musiques"
Un Concert du
"Trio Taquetepa"
Marie Crouzeix (Flûtes et percussion)
Daniel Perez (Guitare et bandonéon)
Fabrice Gouterot (Contrebasse)
Le trio Taquetepa présentera principalement le répertoire de son second album, enregistré courant du mois de janvier, ainsi que des thèmes issus de son premier CD, " Au Taquet !!! ", sorti en 2009 à Buenos Aires.Ce trio acoustique de musique populaire contemporaine interprète les compositions de Daniel Perez (guitariste et bandonéoniste du trio), inspirées de la musique folklorique argentine et de la musique du Rio de la Plata.

Taquetepa, né d'une rencontre musicale en Argentine, est formé de Daniel Perez à la guitare et au bandonéon (ex guitariste de Jaime Torres, Grupo Vocal Argentino, La Negra Chagra, Las minas del Tango Reo, Laura Peralta, etc.) et de deux auvergnats plongés depuis de nombreuses années dans la musique du continent sud-américain : Marie Crouzeix aux diverses flûtes (traversière, basse, quena, quenacho) et Fabrice Goutérot à la contrebasse.Vous pouvez les écouter et les voir sur leur site http://www.taquetepa.blogspot.fr/
  PARTICIPATION aux FRAIS: 10 Euros/ Tarif réduit: membres, étudiants, chômeurs: 5 E. 
  RESERVATIONS INDISPENSABLES : par mail: casasantafeparis@yahoo.fr
ou par téléphone au 01 45 72 09 08

Espace Perecito



Era invierno u otoño, no me acuerdo bien. Pero sí me acuerdo que aunque hacía frío, esa mañana, paseando por Place de Jaude, el sol pegaba lindo, calentaba los huesos y me ponía de buen humor (Sí, ya sé: algo raro).
Abrazados con Marie, pensando en nada y charlando de incongruencias poco importantes al devenir del universo, fuimos interrumpidos por una señora que le dirigió la palabra sorpresivamente a Marie.
Época en la que entendía mucho menos que ahora el francés, luego de responder a los saludos con una sonrisa, un "ça va" o un "bonjour", cuando la conversación comenzaba a transformarse en chino básico para mí, mi ser entraba en un estado de errar estéreo . Por un lado mi mente partía a recuerdos lejanos o a pensamientos dignos de una borrachera mientras que por el otro mis ojos escudriñaban curiosos la ciudad y su gente. De vez en cuando, al sentir que me dirigían la palabra, asentía con la cabeza sonrientemente sin emitir sonido alguno mientras miraba a Marie de reojo para que me enviara alguna señal indicándome si tenía que continuar afirmando o si debía negar.
Esa vez no fue una excepción. Bonjour y sonrisa de protocolo y empezar el divague con la carita en dirección al sol como para no perder mi "Tostado Buenos Aires".
Hasta que me presentan a un caballero que estaba junto a la señora. Un coterráneo. ¿Otro argentino perdido en Clermont-Ferrand? No. Algo más raro: un guitarrista argentino de gira por la Auvergne.
Preguntas de rigor: ¿por qué estás acá? ¿qué hacés? ¿te pensás quedar? y otras del estilo que nos hicimos uno al otro. En un momento hablamos de Jorge Santos, mi profesor de guitarra, que él también conocía y después, no se cómo, derivó en que yo componía y que él quería que le pase material porque busca cosas nuevas para su repertorio. Obviamente no tenía nada escrito de mis composiciones para guitarra en ese momento, pero que lo iba a hacer y que se lo enviaba por correo electrónico apenas lo terminara. Así que intercambiamos mails, nos deseamos mucha suerte y cada cual siguió su camino.
En otra ocasión, charlando con mi amigo Norberto Pedreira, excelente guitarrista, compositor y docente con gran capacidad de paciencia, él me dijo: "tendríamos que empezar a escribir los temas así los editamos, ¿no?", con ese claro tono de "ponete las pilas, pibe". Frase que repitió en varias oportunidades en nuestras charlas frente a frente, por teléfono y hasta por Skype.
Más de una vez he cruzado a Marie-Thérèse - la señora que otrora nos había interrumpido - por las callecitas de Clermont-Ferrand y en todas amablemente insistió: "Todavía no le mandaste lo que le prometiste".
Es verdad. No he hecho honor a la gente que se interesa por mi trabajo. Justamente yo que me quejo todo el tiempo del mundo y su indiferencia.
Pero hoy voy a saldar esta deuda. Hoy, en el Espace Perecito, comienzo a hacer entrega de las partituras para guitarra de las canciones que forman parte de mi primer disco solista.
Dedicada a Marie-Thérèse, a Norberto Pedreira y especialmente a Alberto Morelli - el guitarrista que encontré aquella mañana bajo el sol acariciador de Clermont-Ferrand, que me lo imagino revisando su correo todos los días, cada cinco minutos, esperando encontrar un mail mío -, la primera de esta serie: Tata Mandinga. Chacarera trunca compuesta en el año 1994 y que el origen de su título develaré la semana próxima.

*Para escuchar el tema, pegarse una vuelta por la sección "Musiques et vidéos".
 
 

 
 

 
 
C'était l'hiver ou l'automne, je ne sais plus bien. Mais je me souviens que bien qu'il faisait froid ce matin-là, alors que nous nous promenions place de Jaude, le soleil était bon, il réchauffait les os et me mettait de bonne humeur (Oui, je sais : chose bizarre).
Avec Marie, bras dessus-dessous, sans penser à rien et parlant de futilités peu importantes pour le devenir de l'univers, nous fûmes interrompus par une dame qui adressa la parole à Marie par surprise.
À cette époque où je comprenais beaucoup moins le français que maintenant, après mes réponses aux salutations par un sourire, un "ça va" ou un "bonjour", lorsque la conversation commençait à devenir pour moi du chinois, mon être entrait dans un état d'errance stéréo. D'un côté, mon esprit partait vers des souvenirs lointains ou des pensées dignes d'une cuite, tandis que de l'autre, mes yeux scrutaient, curieux, la ville et ses gens. De temps en temps, sentant qu'on m'adressait la parole, j'acquiesçais en souriant d'un signe de tête, sans émettre de son, tout en regardant Marie du coin de l'œil pour recevoir un signal m'indiquant si je devais continuer à acquiescer ou au contraire nier.
Cette fois-là, ce ne fut pas une exception. Un bonjour et un sourire protocolaires, puis entreprendre la divagation le visage tourné vers le soleil, pour ne pas perdre mon "Hâle Buenos Aires".
Jusqu'à ce qu'on me présente un monsieur qui accompagnait cette dame. Un compatriote. Un autre argentin perdu à Clermont-Ferrand ? Non. Encore plus bizarre : un guitariste argentin en tournée en Auvergne. Questions de rigueur : Pourquoi es-tu ici ? Que fais-tu ? Tu as l'intention de rester ? Et d'autres dans le même style, que nous nous sommes posées l'un l'autre. À un moment donné, nous en sommes arrivés à parler de Jorge Santos, mon professeur de guitare, qu'il connaissait aussi puis, je ne sais comment, la conversation dériva sur le fait que je composais et que lui voulait que je lui fasse passer du matériel, car il cherchait de nouvelles choses pour son répertoire. Évidemment, je n'avais à ce moment-là écrit aucune de mes compositions pour guitare, mais j'allais le faire et lui envoyer cela par mail dès que je l'aurai fait. Nous avons donc échangé nos adresses mail, nous sommes souhaité bonne chance et chacun a repris son chemin.
Lors d'une autre occasion, discutant avec mon ami Norberto Pedreira, excellent guitariste, compositeur et professeur pourvu d'une grande patience, celui-ci me dit : "on devrait commencer à écrire les morceaux, comme ça on pourrait les éditer, non ?" avec ce ton clair de "bouge-toi les fesses, p'tit gars". Phrase qu'il a répétée maintes fois lors de nos conversations en face à face, par téléphone et même par Skype.
J'ai croisé Marie-Thérèse plus d'une fois - cette dame qui nous avait autrefois interrompus - dans les ruelles de Clermont-Ferrand et chaque fois, elle insista aimablement : "Tu ne lui as toujours pas envoyé ce que tu lui as promis". C'est vrai. Je n'ai pas fait honneur aux personnes qui s'intéressent à mon travail. Justement moi qui me plains tout le temps du monde et de son indifférence. Mais aujourd'hui, je vais solder cette dette. Aujourd'hui, dans l'Espace Perecito, je commence à livrer les partitions pour guitare des morceaux qui font partie de mon premier disque soliste.
Dédiée à Marie-Thérèse, à Norberto Pedreira et tout spécialement à Alberto Morelli - le guitariste rencontré ce matin-là sous le soleil cajoleur de Clermont-Ferrand, que j'imagine consulter sa boîte mail tous les jours, toutes les 5 minutes, espérant trouver un mail de moi - la première de cette série : Tata Mandinga. Chacarera trunca composée en 1994, dont l'origine du titre sera dévoilée la semaine prochaine.

*Pour écouter le morceau, faites un tour dans la rubrique "Musiques et vidéos".

Espace Perecito



Damas y caballeros,

Hoy, en este día memorable, voy a dar por inaugurada esta sección del Blog de Taquetepa, que he intitulado: Espace Perecito.
Aquí, en este espacio cibernético que me ofrece la vertiginosa tecnología de la comunicación digital, durante el transcurrir de todo el año 2013, cada semana, rutinariamente y sin excusas que valgan para no cumplir con mi promesa, voy a hacerles entrega de textos en los cuales encontrarán, cuál esposo que llega a su hogar de su trabajo antes de lo previsto y descubre a su mujer en el lecho conyugal junto a un equipo de rugbymen, las más variadas expresiones artísticas que divagan anárquicamente por mi ser - y me permito gratuitamente utilizar este concepto otorgando quizás, a mis expresiones, un valor del cual carecen -.
Ustedes se preguntarán: - quizás los más curiosos, quizás aquellos que no tienen ninguna obligación que realizar inmediatamente - qué motivo incita esta extravagante idea de querer poner en palabras algo que resulta completamente insustancial a la totalidad de la población mundial y, por qué quedarnos en chiquitas, también extramundial.
Y, sí. Conozco la enfermedad que sufre la red de redes: plena de blogs que no tienen razón de ser. Y yo, mis queridos internautas, no quiero quedar fuera de semejante empresa.
Sé de la invasión de blogs que hablan de los más variados temas. Desde la física cuántica hasta los chismes más insulsos de la farándula. Pero bien ustedes se percatan de la realidad: ninguno ha dedicado ni una sola línea al servidor que les escribe impetuosamente en este momento. Y esa es una afrenta que no puede dejar pasar una persona de mi exposición social.
No se escapa a mi entendimiento que va a ser un trabajo enorme. Fatigante. Que va a consumir muchas de mis horas que dedico a recorrer la web sin ton ni son. Sin sentido alguno por Leboncoin, por Ebay, por Google Readers.
No me es ajeno que tendré que reducir mis visitas al baño para leer Orsai o Siné mensuel al mínimo.
También estoy al tanto que las posibilidades de éxito que favorecen a este espacio del blog son nulas. Que a nadie le va a interesar en lo más mínimo. Al que nadie va a ingresar.
Puedo asegurar, firmemente y sin miedo de cometer equívocos, que esta faraónica tarea no va a dar absolutamente ningún beneficio y que va a ser completamente en vano.
Pero no nos vamos a dejar excluir de esta fiesta banal, porque sí. No vamos a bajar los brazos. ¡No, señor!
Vamos a sumar anécdotas triviales a este mar infinito de informaciones inútiles.
Vamos a insertar sucesos irrelevantes dentro de esta interconexión de redes informáticas.
Damas y caballeros, es inexorable nuestra participación a agrandar la confusión general.

He aquí las reglas del Espace Perecito:

- Serán 52 presentaciones. Una por semana durante todo el 2013 y empezamos a contar a partir de ahora.
- Serán bilingües: español y francés.
- La temática será variable. Partituras, música, relatos, dibujos, y un larguísimo etcétera.
- Sobre todo lo que afirme acá, estoy y estaré completamente en desacuerdo. Todo será producto de mi irresponsabilidad.
- Prometo al señor Nicolas Duracka, que de lo presentado en este espacio, a fin de año, previa selección democrática entre la señora Marie Crouzeix, el señor Fabrice Gouterot, el señor Nicolas Duracka y yo, haremos una publicación en libro de cartón editada por la editorial Cephisa Cartonera.

Sin nada más que agregar,

mis estimados,

bienvenidos.
Mesdames et messieurs,

Aujourd'hui, en ce jour mémorable, je vais inaugurer cette section du Blog de Taquetepa, que j'ai intitulée : Espace Perecito.
Ici, dans cet espace cybernétique que m'offre la technologie vertigineuse de la communication digitale, tout au long de l'année 2013, chaque semaine, de manière routinière et sans excuse valable pour ne pas tenir ma promesse, je vais vous remettre des textes dans lesquels vous trouverez, tel un mari arrivant chez lui plus tôt que prévu et découvrant sa femme dans le lit matrimonial avec une équipe de rugbymen, les expressions artistiques les plus variées qui errent anarchiquement à travers mon être - et je me permets d'utiliser gratuitement ce concept en attribuant peut-être à mes expressions une valeur qu'elles n'ont pas-.
Vous vous demanderez : - peut-être les plus curieux, peut-être ceux qui n'ont aucune obligation à honorer immédiatement - quelle raison incite cette idée extravagante de vouloir mettre en mots quelque chose qui résulte complètement creux pour la totalité de la population mondiale et, pourquoi voir petit, aussi extramondiale.
Eh oui. Je connais la maladie dont souffre le réseau des réseaux : plein de blogs qui n'ont pas de raison d'être. Et moi, chers internautes, je ne veux pas rester en dehors de semblable entreprise.
Je connais l'invasion de blogs qui parlent des sujets les plus variés. Depuis la physique quantique jusqu'aux commérages les plus insipides sur les people. Mais vous vous rendez bien compte de la réalité : aucun d'eux n'a consacré ni même une ligne au serviteur qui vous écrit impétueusement en ce moment. Et ceci est un affront qu'une personne de mon exposition sociale ne peut pas laisser passer.
Il n'échappe pas à mon entendement que cela va être un travail énorme. Fatigant. Qu'il va consommer beaucoup de mes heures que je consacre à parcourir le web sans rime ni raison. Leboncoin, Ebay et Google Readers sans aucun sens.
Il ne m'est pas étranger que je devrai réduire au minimum mes visites aux toilettes pour lire Orsai ou Siné Mensuel.
Je suis aussi au courant que les possibilités de succès favorisant cet espace du blog sont nulles. Que personne ne va être intéressé le moins du monde. Que personne ne va y entrer.
Je peux assurer, fermement et sans peur de commettre des erreurs, que cette tâche pharaonique ne va générer absolument aucun bénéfice et qu'elle va être complètement en vain.
Mais nous n'allons pas nous laisser exclure de cette fête banale, juste parce que. Nous ne baisserons pas les bras. Non, monsieur !
Nous allons ajouter des anecdotes triviales à cette mer infinie d'informations inutiles.
Nous allons insérer des événements insignifiants dans cette interconnexion de réseaux informatiques.
Mesdames et messieurs, notre participation à agrandir la confusion générale est inexorable.

Voici les règles de l'Espace Perecito :

- Ce seront 52 présentations. Une par semaine pendant toute l'année 2013 et nous commençons à compter à partir de maintenant.
- Elles seront bilingues : en espagnol et français.
- La thématique sera variable. Partitions, musique, récits, dessins et j'en passe.
- Sur tout ce que je vais écrire ici, je suis et je serai en complet désaccord. Tout sera produit de mon irresponsabilité.
- Je promets à Monsieur Nicolas Duracka qu'avec ce qui sera présenté dans cet espace, à la fin de l'année et après sélection démocratique préalable entre Madame Marie Crouzeix, Monsieur Fabrice Gouterot, Monsieur Nicolas Duracka et moi, nous ferons une publication en livre de carton édité par la maison d'édition Cephisa Cartonera.

Sans rien de plus à ajouter,

mes très chers,

bienvenue.